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Petite
histoire (vraie) de Chloé, racontée par Mme Lannuzel,
de Brest
"
J'étais allée voir, à Gouesnou, ma cousine
Christine. Chez elle, sa petite fille Chloé âgée
de 7 ans, m'écoutait avec un intérêt visible
raconter à sa grand-mère ma nouvelle activité,
qui était de ramasser des bouchons pour venir en aide aux
petits enfants handicapés. La grand-mère me disait
: « Alors si tu veux, je vais te garder mes bouchons et
ceux de ma fille". Mais Chloé qui n'a peur de rien,
du haut de ses 7 ans me dit : « Mais, moi aussi, je peux
ramasser des bouchons chez mes copines ! »
Je lui dis : « Attends, j'ai dans ma voiture une bouteille
spéciale, je vais te la chercher. »
C'était une grosse bouteille d'eau de 5 litres dans laquelle
j'avais fait une ouverture, et sur laquelle j'avais collé
le logo :"Un bouchon, un sourire ". La petite est partie
comme une flèche avec cette bouteille et pendant que sa
grand-mère et moi bavardions tranquillement, elle a fait
le tour des maisons avoisinantes et est revenue triomphante avec
une bouteille presque pleine.
Ensuite, elle en a parlé à ses amies de classe,
cela a fait boule de neige, et en quelques jours un sac de 30
litres était rempli, puis encore un autre sac, bref dans
le microcosme de leur quartier le bruit s'est répandu que
les bouchons ça peut servir et qu'il n'y a qu'à
les apporter à Chloé ou à défaut chez
sa grand-mère qui transmettra.
Par la suite Chloé et sa famille, agrandie d'un petit frère,
a dû déménager, et désormais c'est
ma cousine elle-même qui trouvait à sa porte les
paquets de bouchons "pour sa petite fille".
Bien entendu la grand-mère les entassait dans des sacs
et m'appelait quand les sacs commençaient à être
encombrants.
A Plouvien, Chloé continuait sa collecte, elle allait même
récupérer dans les containers les bouchons restés
sur les bouteilles d'eau. De son côté le directeur
du super marché de Gouesnou, pour faciliter la tâche
de ma cousine, a mis à disposition une caisse à
l'entrée de son magasin, et voilà comment en l'espace
de quelques mois la "production" de Chloé est
passée de 2 sacs par mois à 4 ou 5 sacs de 30 litres
par mois. Et cela ne cesse d'augmenter.
Voila ce que peut faire une petite fille de 7 ans qui a du coeur,
de l'ardeur, et le souci des autres."
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En avril 2001, l'école du bourg de Plougasnou
a participé à la collecte de bouchons plastique
qu'une maman a mise en place sur la commune.
Les élèves de la classe de CM1 ont étudié,
avec Béatrice,
leur institutrice, le parcours de ces bouchons et le rôle
de l'association. Leurs textes, photos et dessins ont été
publiés dans le Mag'J du 7 décembre 2001, édité
par Le Télégramme.
En voici quelques extraits :
Les élèves de CM 1 de l'école de
Plougasnou, en 2001
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Notre
collecte de bouchons sert à rapporter le plus d'argent
possible pour acheter des fauteuils roulants spéciaux
à des enfants handicapés.
Naïg et Roxane
Une
fois qu'il y a 10 tonnes de bouchons en stock, un camion
vient les chercher dans le local.
Le camion
emmène les bouchons dans l'usine de recyclage où
ils sont nettoyés, broyés, fondus et subissent
une extrusion (c'est un procédé de mise
en forme des matières plastiques, chauffées
puis moulées). Un autre camion emporte les granulés
obtenus et les dépose dans l'usine de plasturgie.
Le nouveau produit y sera alors réutilisé
pour créer de nouveaux objets en plastique.
Adélaïde, Rémi, Vincent
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Autrefois, mais aujourd'hui
encore, on enfouissait les déchets et tous les produits
toxiques se répandaient et polluaient l'eau et la
terre. Les voitures, les motos, les usines polluent l'air,
cela provoque des maladies respiratoires et des allergies.
Maintenant il vaut mieux mettre nos chewing-gums et les
plastiques à la poubelle parce qu'ils ne se désagrègent
pas.
Ne pas polluer l'eau et ne pas polluer la nature, ne pas
jeter les plastiques n'importe où. En collectant
les bouchons, vous aiderez à protéger la nature.
Justine, Marie
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Naïg,
Jérémy, Adrien

Texte
transmis par le Lycée le Paraclet
de Quimper
le 17/12/03
Classe de seconde professionnelle métiers de secrétariat
"Autour
de nous, on entend souvent le mot « solidarité »
« Etre solidaire », « aider », « soutenir
»,
Ce n'est pas toujours facile de s'engager, d'agir, d'aider... Et
pourtant !
Je vous parle,
aujourd'hui, au nom du groupe,
d'un exemple de solidarité que
nous vivons
dans notre classe de seconde professionnelle << Métiers
du Secrétariat >>
dans notre
établissement .
Tout a commencé lorsque les dirigeants de l'Association Breizh
29 sont
intervenus
dans notre classe, dans le cadre
des modules,
début
novembre.
Messieurs Le Bars et Meurou nous ont présenté clairement
leur action dans le
Finistère ,
Ils nous ont parlé :
- de l'organisation de la collecte de bouchons,
- de la sensibilisation de la population pour financer l'achat de
matériel,
notamment de
fauteuils roulants pour de jeunes handicapés.
Ils nous ont aussi touchées en nous laissant une histoire,
L'histoire de Rosy, une petite fille handicapée qui peut
grâce à la collecte
de bouchons jouer à nouveau avec ses copains et copines.
La solidarité
peut partir de petites choses comme un
bouchon,
pour aboutir à de grandes choses : un sourire.
Le geste est
simple, gratuit, presque banal, mais ô combien chargé
de sens.
Nous avons rapidement compris ce message.
Ensuite, tout
est allé très vite. Nous nous sommes organisées.
Notre objectif était clair : récolter un grand nombre
de bouchons !
Et pour cela
, il fallait sensibiliser toute les personnes présentes au
lycée.
Nous avons donc réalisé des panneaux, mis en place
le point récolte, la
piscine, l'étoile.
Nous sommes passées dans les classes pour informer ; ça
na pas été toujours
facile, mais
l 'expérience fut enrichissante.
Au fur et à mesure, nous avons vu la piscine se remplir,
les sacs arriver.
Nous n'avions
qu'une seule idée en
tête :
Beaucoup, beaucoup de bouchons, pour beaucoup, beaucoup de
sourires.
Aujourd'hui,
nous aussi, nous avons le sourire, mais nous avons aussi
beaucoup appris :
travailler en groupe,
échanger et communiquer
entre nous, avec les professeurs
également.
Et en plus, votre présence aujourd'hui, c'est la concrétisation
de tous nos
efforts,
Efforts que nous n'allons pas relâcher, car nous ne sommes
qu'à mi-parcours.
Nous souhaitons, courant mai, vous remettre encore plus de sacs
de bouchons."
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